Mots en mouvement /Words on the Move 2008

Traduction d'extraits du poème "Flying Lizard" de Catherine Kidd.
Translation of excerpts from Catherine Kidd's poem "Flying Lizard."



Jacynthe Gagnon
Université Laval


Extrait de « Flying Lizard »

Catherine Kidd

Au moment de faire des choix, il n'y a que trois options :
soit oui, soit non, soit peut-être, qui n'est ni oui ni non.
Pour certaines décisions, ce n'est pas mauvais de tergiverser
un pied de chaque côté de la monture, mais ton derrière bien calé
le premier choix fait, en premier lieu vendre la ferme et rompre.
Tu laisses le reste au destin, quand tu y seras tu t'en rendras compte.

[…]

Tu étais fâché que l'iguane soit parti, tu disais de ce reptile qu'il était stupide,
c'était futé, puisque le lézard est resté dans les parages un peu plus longtemps
que toi tu l'as fait.
Mais comme beaucoup d'autres, tu quitterais cette ville
pour une très grande au sud, à six ou sept cents milles
selon que tu aimes conduire ou non.
Et te connaissant comme je pense que je te connais,
tu serais de ceux qui quittent les derniers mais qui arrivent les premiers.
Tu traverserais une frontière et ferais une balade à travers monts.
Ne pense plus à déplacer des montagnes, simplement changer de ville
représenterait une immense révolution.

[…]

Mon cœur a bondi comme un lézard, les cœurs ont tendance à réagir
lorsque quelque chose qu'ils ont toujours espéré est sur le point d'advenir,
comme une fenêtre illuminée, qui s'ouvre là, juste devant toi
et tu sautes, car tu sais que c'est la seule chose à faire pour toi.


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