Mots en mouvement Édition Saskatoon


Performance de traduction littéraire en deux mouvements.

1er MVT : ÉCRITURE
Pour la quatrième des neuf éditions de Mots en mouvement, L'ATTLC avait proposé aux aficionados de se faire la main en traduisant, dans la langue de leur choix, l'un ou l'autre des deux texts de fiction suivants:

Les volatiles de David Beaudemont
The Animals Came de Sharon Butala

Suivez les liens ci-dessous pour lire les traductions:
Traductions de Les volatiles de David Beaudemont.
Traductions de The Animals Came de Sharon Butala.

2e MVT : SLAM
Le chapitre Saskatoon de Mots en mouvement a été un franc succès! La lecture publique du 13 mars dernier a été mémorable. Merci aux nombreuses personnes qui sont venues à La Troupe du Jour partager leur propre traduction ou écouter celles des autres en présences des auteurs David Beaudemont et Sharon Butala.

Elisabet Ràfols tenait la barre de cette édition des Mots en mouvement. 

L’ATTLC remercie Patrimoine Canada de son appui.

Sharon Butala
Sharon Butala a passé près de soixante-dix ans en Saskatchewan. Veuve depuis peu, elle vit maintenant à Calgary auprès de ses petits-enfants. Mme.Butala se consacre à l'écriture depuis plus de trente ans. Elle a publié seize livres dont neuf sont des œuvres de fiction, et s’est mérité de nombreux prix et distinctions dont le Prix Marian Engel, en plus d’avoir été deux fois finaliste au Prix du Gouverneur Général et une fois au Prix du Commonwealth. Elle est Officier de l’Ordre du Canada et détient deux doctorats honoris causa. 

The Animals Came
Through sun after sun after sun the herd had been coming, wavering black forms melting over the crest of a grassy rise far in the west. They came so slowly that their movement was barely perceptible and much time passed in their approach before their forms grew distinct boundaries, their hues gradually differentiating through browns and russet to black, ochre and even tan, their genders clarifying too, into ponderous, shaggy males, females smaller but more varied in size, and then the smallest, from yearlings to rollicking newborns. The light was high in the southeast, the animals cast no shadows but moved across the prairie, heads down, grazing as they went, this animal or that dropping to the ground to roll and scrub itself in patches where there had once been grass, but in the prevailing dryness, was now only hard-surfaced dirt, clouds of white or yellowish dust churning, rising, expanding, blotting out the animal who had created it. One here, one there, several farther back; in so vast a panorama of grass and infinitely-repeating animal shapes, so constant, they were barely punctuation. Still the animals came.

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David Baudemont

David Baudemont s’est installé dans l’Ouest canadien il y a un peu plus de 20 ans. Dramaturge, il a écrit quatre pièces de théâtre qui ont été produites par trois théâtres professionnels de l’Ouest canadien. Il a aussi écrit six romans-jeunesse en collaboration avec des enfants et adolescents francophones de la Saskatchewan. Quand il n’écrit pas, David exerce la profession d’art-thérapeute à Saskatoon.

Les volatiles
Juillet 1974, Les Vans, petit village accroché au versant est des montagnes arides du massif central français. Population : zéro. Ou plutôt un, à temps partiel : mon oncle. Adepte du « retour à la terre » au moment où tous les autres la quittent, il a eu la drôle d’idée d’ouvrir un magasin d’artisanat dans ce coin perdu. Le village est d’un blanc resplendissant, couleur calcaire. Tout donne l’illusion que rien a changé : marronniers luxuriants, toits de lauzes intacts. Sur le perron de la petite église, on entendrait les conversations de la sortie de la messe si on tendait l’oreille… Et puis soudain, une certitude : si les arbres, les ponts, les édifices qui nous entourent sont immuables, nous, les hommes, sommes volatiles; nous partons quand le vent tourne, quand l’été que nous croyions éternel tourne à l’hiver que nous n’avions pas vu venir.